Pterophyllum, Heckel, 1840

 

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1.Introduction :

          Le scalaire est sans doute le poisson le plus majestueux de l'aquarium d'eau douce. C’est sans doute pour cette raison principal que nous en avons fait notre sigle et nom de notre association

La première importation de P. scalare en Europe date de 1909, effectuée par C. Siggelkow (Hambourg, Allemagne). Il est probable que P. dumerilii, ait été fréquemment importé sous « P. scalare ».
          Les premiers spécimens vivants de P. altum furent importés par la firme « Aquarium Hamburg » (Hambourg, Allemagne), en 1950.
Jusqu'en 1930-40, la reproduction du Scalaire en aquarium était considérée comme très difficile, les réussites rares. Ce n'est qu'à partir des années cinquante que l'élevage du « Scalaire » atteint un niveau professionnel, notamment aux Etats-Unis (Floride en premier) où se déroule - entre 1950 et 1970 - la sélection des variétés les plus populaires en aquariophilie : voilé, noire, fumée, marbrée, dorée, etc.

         Entre 1960-70, l'élevage professionnel du Scalaire se développe de plus en plus en Asie (notamment à Singapour et Hong Kong), qui devient rapidement le principal fournisseur de Scalaires pour le marché européen.

 

De nos jours, même Israël et quelques pays de l'Europe de l'Est (Pologne, Russie, etc) ont une bonne production de Scalaires pour l'exportation.

 

Les spécimens du commerce viennent pour une écrasante majorité d'élevages sud asiatiques. Certes, les éleveurs, par un long travail de sélection, nous offrent un éventail de variétés qui permet à chacun d'avoir le poisson qui lui plait.

          Malheureusement, la recherche permanente de la productivité se fait au détriment de la qualité et il est de plus en plus difficile de trouver des poissons vraiment sains. Notamment au niveau de la reproduction. L'instinct de "bons parents" que l'on retrouve chez tous les cichlidés se perd chez les scalaires et de plus en plus de spécimens sont stériles.

          On incrimine une bactérie qui empêcherait le développement des organes reproducteurs. On peut également penser que les conditions sanitaires des élevages sud asiatiques ne permettent pas un développement normal des poissons.

Certains évoquent même des stérilisations volontaires des juvéniles !


 

          Il y a donc longtemps que dans le commerce les variétés de sélection ont pris le dessus sur les espèces dites « sauvages ». On peut se demander s’il ne serait pas souhaitable que les aquariophiles « responsables » se vouent finalement à la reproduction de sujets issus du milieu naturel, qui aurait pour but la conservation du patrimoine génétique originaire de l'espèce. Aujourd'hui, même les espèces les plus proches du type « sauvage» ne ressemblent que superficiellement à cette dernière.

Le meilleur moyen de se procurer des scalaires sains est de s'adresser à un particulier qui les élève (les petites annonces de la presse spécialisée en regorgent). Celui-ci vous prodiguera de plus une multitude de conseils pour assurer vigueur et longévité à vos pensionnaires.

2.Classification :

          La première description du Scalaire remonte à Lichtenstein, en 1823 :  il l'appelait Zeus scalaris.

Huit ans après, Cuvier et Valenciennes re-décrivirent ce poisson sous le nom Platax scalaris deux genres qui ne renferment actuellement que des espèces d'eau de mer : Poissons Saint-Pierre (Zeus) et Poissons Chauve-Souris (Platax). 

Ce n'est qu'en 1840 que Heckel fonda le genre Pterophyllum, avec pour espèce-type (et unique) scalaris, nom qui sera corrigé par Gunther en 1862 en P. scalare  (Pterophyllum étant tout à fait neutre).

Entretemps, en 1855, Castelnau décrit une deuxième espèce de Scalaire, qu'il classait dans un genre à part : Plataxoides dumerilii. La troisième espèce de Scalaire, Pterophyllum altum (considérée même comme une sous-espèce de P. scalare), ne fut décrite qu'en 1903 par Pellegrin. 
         

L'histoire systématique de Pterophyllum eimekei, «espèce» souvent citée dans l'ancienne littérature comme le « vrai» Scalaire du commerce. En réalité, la description de Ahl se basait tout simplement sur des spécimens «nains» de P. scalare, par conséquent P. eimekei n'est qu'un synonyme de ce dernier.

Encore assez récemment (1963), Gosse réhabilitait le genre Plataxoides pour la description d'une espèce nouvelle, P. leopoldi, qui s'avérait tout à fait identique à Pterophyllum dumerilii.

Pour certains auteurs « Axelrod », Pterophyllum (ex-Plataxoides) leopoldi serait une espèce valide, ayant comme synonyme Pterophyllum dumerilii.

Résumé :

Embranchement des Chordés.
          Sous embranchement des Vertébrés.
                    Classe des Téléostéens.
                              Ordre des Perciformes.
                                        Famille des Cichlidae.
                                                            Genre : Pterophyllum  -  Heckel, 1840
                                                                      Espèce : scalare  -  (Lichtenstein, 1823)

                                                                                         altum  -  Pellegrin, 1903.

                                                                                          dumerilii  -  (Castelnau, 1855)


 

3. Répartition géographique - Habitat

          Le genre Pterophyllum est endémique aux régions tropicales de l'Amérique du Sud. Il se retrouve dans une aire très vaste, comprenant presque tout le centre de l'Amazone, jusqu'au Pérou et à l'est de l'Equateur.

          Pterophyllum dumerilii est connu dans le cours supérieur de l'Amazone, notamment dans le Rio Solimoes et ses tributaires.

         Comme son nom le laisse supposer (altum = haut), P. altum est caractérisé par le corps fort développé en hauteur. Le profil antérieur se relève nettement au niveau de l'œil, avec la formation d'une « encoche» typique. Ce poisson est originaire du bassin de l'Orénoque, où il se retrouve tant dans le fleuve principal que dans ses tributaires, au bord des berges entre racines et branches immergées.

3. Description, maintenance et comportement


Taille
          P. scalare (forme sauvage) : jusqu'à 15 cm (longueur), hauteur légèrement inférieure. Certaines variétés d'élevage peuvent largement dépasser ces dimensions, ou bien rester en dessous « nains »; en outre, la hauteur peut dépasser la longueur. 
          P. dumerilii : espèce la plus petite du genre, ne dépassant que rarement 10 cm en longueur.
          P. altum : 18 cm de long et 24 cm de haut, on mentionne une hauteur maximum de 80 cm (!) dans la nature, ce qui paraît au moins exagéré...

 

D. Maintenance
          Un bac de 350 l environ (ex: 130 X 50 X 60 cm) pourra contenir 3 à 4 couples adultes de Pterophylles. Les Scalaires font généralement bon ménage avec Néon, Cardinal et les petits Characoïdes en général l'ouverture buccale d'un Scalaire adulte pouvant dépasser aisément une dizaine de millimètres, il est conseillé de n'associer à ce Cichlidé que des Characoïdes adultes et de bonne taille, jamais inférieure à 2,5 - 3 cm.
Partenaires idéals (Amérique du Sud, bac régional) : Mesonauta festiva, Heros severus, Papiliochromis ramirezi, Anostomus spp., Chilodus punctatus, Thayeria boehlkei, Moenkhausia spp., Hyphessobrycon spp., Petitella georgiae, Corydoras spp., Otocinclus spp, etc.
Un décor à base de bambou, racines de tourbière et végétation dense (même flottante) est fort apprécié par les Pterophylles, notamment par P. altum et individus sauvages des autres espèces

 

E. Plantes conseillées

          Echinodorus spp. (Notamment les espèces aux feuilles larges et coriaces, comme E. cordifolius; E. rigidifolius et E. schlueten), Cabomba spp., Vallisneria spp., Anubias sp. (Espèces de bonne taille), Pistia stratiotes et Limnobium laevigatum. La qualité de l'eau peut varier sensiblement, suivant l'origine des spécimens élevés.

 

F. Qualités d'eau

          Les scalaires supportent des qualités d'eau variées, toutefois, il est important de ne pas les soumettre à des extrêmes. Les valeurs acceptées sont une température entre 24-26°C (maintenance), et entre 27-29 °C (reproduction), un pH entre 6 – 6.5,un Th entre 4 - 8° et une conductivité entre 50-100 micro siemens/cm leurs convient parfaitement.

          Pour la température, les scalaires préfèrent une eau chaude. Pour la conservation de vos poissons, une température s'approchant de 27C est préférable mais lorsqu'il s'agit de les reproduire, il est conseillé d'augmenter la température autour de 29C. Ceci a souvent comme résultat de stimuler la ponte.
          La clé de la réussite réside bien souvent dans de fréquents changements d'eau. Pour des résultats optimums, n'hésitez pas à changer 10 à 15% de l'eau à tous les jours. Cela peut sembler énorme mais vous verrez à long terme que cette fréquence est très profitable. Si vous n'avez pas le temps, un changement d'eau de l'ordre de 10% de façon hebdomadaire est vraiment le strict minimum à respecter. Vérifiez que les paramètres de l'eau de changement et de l'eau de votre aquarium sont semblables afin d'éviter tout choc à vos reproducteurs ou à vos alevins. Même si cela ne peut être nuisible, il n'est pas nécessaire de filtrer l'eau sous de la mousse de tourbe. Si vous le faites, vous devez faire attention au pH de votre eau qui aurait tendance à diminuer.

          Les sujets d'élevage de P. scalare s'avèrent peu exigeants, cependant certaines variétés plus délicates de scalaires peuvent exiger des qualités d'eau bien précises. Si vous êtes passionné au point de tenter ces variétés, il serait peut-être préférable d'acquérir un filtre par osmose inversée. Ce type de filtre a l'avantage de fournir une eau d'une extrême qualité avec très peu de minéraux. Vous obtenez donc une eau qui est presqu'équivalente à de l'eau distillée.

  

G. Comportement 
          Les Pterophylles figurent parmi les Cichlidés les plus calmes, leur comportement étant peu territorial et agressif. Les juvéniles vivent souvent en groupes où, au fur et à mesure de la croissance, s'établit une sorte de hiérarchie. Monogames, les adultes forment des couples pouvant rester unis pour la vie. Médiocres nageurs, en milieu naturel ces poissons préfèrent stationner près des berges riches en végétation palustre, les roselières, les branches et les racines des arbres, où ils cherchent refuge en cas de danger.

 

I. Alimentation

          Omnivore, nourritures sèches, vivantes ou congelées, daphnies, vers de vase, artémias. Les flocons et paillettes du commerce complétée par de la nourriture vivante ou congelée est idéale.

          Pour la reproduction, ne pensez pas réussir à reproduire vos scalaires en les nourrissant uniquement des nourritures en flocons disponibles dans les animaleries. Vous pourrez obtenir des pontes mais elles seront faibles en quantité et les alevins seront chétifs.

          Optez pour de la nourriture vivante autant que possible. Des petits poissons comme des alevins de guppies sont très appréciés et conditionnent très bien les reproducteurs. Du cœur de bœuf, des asticots séchés ou vivants et des artémias congelées sont également d'excellents choix. Nourrissez-les 3-4 fois par jour avec des petites quantités et nettoyez le fond de l'aquarium pour enlever tous les résidus qui pourraient polluer votre eau.

4. Reproduction.

 

A. Dimorphisme.

          Il est difficile de distinguer le mâle de la femelle, excepté au moment de la ponte où les organes sexuels sont visibles.

Dans certains cas on peut distinguer la présence d’une bosse sur la tête des mâles malheureusement ceci étant sans doute du à l’élevage en captivité cette bosse devient également difficilement décelable, de plus j’ai déjà vu des femelles ayant cette bosse.

Le meilleur moyen de distinguer le mâle de la femelle est appelé la « retournette » en sortant le poisson de l’eau, en le retournant et en appuyant doucement sur son ventre ont fait sortir les organes génitaux, ont peut ainsi déterminer le sexe. Cette méthode demande une certaine pratique et un bon doigté, elle est donc déconseillée aux débutants, pour ne pas blesser ou stresser les poissons.

          Chez le mâle, la papille génitale se nomme « spermiducte », il est pointu et dirigé vers l'avant, chez la femelle elle se nomme « oviducte », elle est plus grosse, arrondie, plus courte, et dirigée vers l'arrière.


B. Le choix de l’aquarium de reproduction.

          Le choix de l'aquarium est très important. Optez pour un aquarium assez haut afin que vos scalaires adultes se sentent à leur aise. Ainsi un aquarium dont la hauteur est d'au moins 40 cm et dont la capacité est d'environ 90 litres est l'idéal. L'aquarium sera dépourvu de toute décoration ou objets " hétéroclites ".

           La principale raison est pour garder l'aquarium le plus propre possible. En n'ayant que l'eau, le filtre et les poissons, vous évitez de beaucoup des problèmes liés à de la pollution de l'eau. Un petit truc, peinturez de l'extérieur la vitre du fond de l'aquarium d'une teinte foncée. 
          Une fois que vous avez choisi l'aquarium, placez-le dans un endroit calme à l'abri des va-et-vient de la maison qui risqueraient de stresser votre couple et diminuer vos chances de succès.

 

C. Sélection du couple reproducteur

          Pour débuter, le meilleur moyen de se procurer des scalaires sains est de s'adresser à un particulier qui les élève (les petites annonces de la presse spécialisée en regorgent). Celui-ci vous prodiguera de plus une multitude de conseils pour assurer vigueur et longévité à vos pensionnaires.

          Vous pouvez également acheter un couple établi et qui a déjà pondu. Vous êtes ainsi assuré de vous retrouver en présence d'un mâle et d'une femelle compatibles. Par contre, il vous faut être conscient que cette méthode a le désavantage que vous avez peut-être un couple qui est déjà sur son déclin donc vous aurez des pontes moins volumineuses et peut-être même que le choc de l'acclimatation à un nouveau aquarium les arrêtera de pondre définitivement.
           Une autre solution est d'acheter au moins 6 juvéniles (dans 2 ou 3 magasins différents pour éviter les problèmes de consanguinité) et de les laisser grandir ensemble, dans un bac d'au moins 250 litres afin qu'ils aient tout l'espace nécessaire pour croître rapidement. Après bien des bagarres et des séances d'intimidation, les couples se forment (compté 6 à 9 mois).

Ne gardez que les plus beaux spécimens qui ont les nageoires bien déployés et qui ne sont pas chétifs.



          Les Pterophylles sont aptes à se reproduire vers un an (mâles plus précoces). Ils figurent parmi les rares Cichlidés qui pondent sur substrat vertical découvert: feuilles de grandes plantes aquatiques, plaques d'ardoise, parois du bac, tubes de verre (chauffe-eau), etc. Les professionnels préfèrent en général offrir au couple des supports de ponte artificiels (tubes de PVC, bandes de verre ou plexiglas, pots à fleurs en terre cuite coupés, etc), qu'on peut enlever aisément du bac de ponte dès que les œufs ont été déposés, ce qui permet de continuer l'incubation des œufs et l'élevage des larves en l'absence des parents, dans un bac à part.



D. La ponte.

          Après quelques mois de maintenance, vous remarquerez que deux poissons se tiennent généralement près un de l'autre et chassent les autres scalaires qui s'approchent. Vous avez de bonnes chances d'être en présence d'un couple. C'est là que votre travail commence.
          Transférez ces deux poissons dans l'aquarium que vous aurez préalablement préparé en vous assurant que les paramètres de l'eau sont semblables et dans lequel vous aurez placé un support de ponte. (ardoise, ½ pot en terre cuite ou autre). Augmentez la température de l'eau de quelques degrés.
La ponte est précédée par le nettoyage du support choisi et effectué par les deux partenaires.
          Lorsque les poissons seront prêts à pondre, vous remarquerez que leur canal reproductif est différent. La femelle aura un canal assez gros et large dirigé vers l’arrière alors que celui du mâle sera beaucoup plus petit et dirigé vers l’avant. Vos poissons pondront dans les 48 à 72 heures suivant leur isolement dans l'aquarium de ponte. À ce moment, le calme autour de l'aquarium s'impose.

La durée de la ponte est variable. Habituellement, 2 heures suffiront à vos poissons pour s'accoupler.

          Les œufs sont déposés en petites rangées en mouvement vertical de bas en haut; la fin de chaque rangée est suivie par un passage de fécondation du mâle. Le nombre d'œufs peut varier sensiblement suivant l'âge de la femelle (2-3 ans optimal), les conditions physiques des géniteurs (une diète très variée et riche en vitamines s'impose avant la ponte) et même leurs antécédents génétiques.

          S’ils sont bien conditionnés, c'est-à-dire si vous les avez nourris avec de la nourriture vivante ou de qualité et que vous avez fait de fréquents changements d'eau, vous pouvez espérer obtenir facilement entre 300 et 600 œufs. De plus, un couple bien conditionné vous fournira des pontes avec régularité. Ainsi, un couple peut pondre à toutes les deux semaines.

Normalement, une bonne ponte compte de 300 à 500 œufs.

 

Une fois la ponte terminée

          Un choix est à faire, Vous pouvez soit laisser les parents s'occuper des œufs et des alevins. Il s'agit d'un spectacle magnifique mais malheureusement, les risques qu'ils dévorent les œufs ou les alevins sont très élevés.

Ou alors vous retirer les parents, cette méthode, vous prive du spectacle incomparable des soins du couple à sa progéniture. De plus, il s'avère très difficile - voire impossible - de vérifier l'aptitude des parents après la ponte, ce qui empêche une sélection adéquate sur les reproducteurs.

A vous de voir !

 

E. L'éclosion

           Un peu avant la ponte, vous aurez préparé un bac d'environ 10 litres (2.5 gallons). Il ne contiendra que de l'eau du robinet dont le chlore aura été évaporé, un chauffe-eau et une pierre à air. A cette eau, vous rajouter quelques gouttes de bleu de méthylène ou tout produit comparable pour freiner la prolifération du fungus. Vous retirez la plaque sur laquelle le couple a pondu et vous la disposez dans le bac de façon à ce que les œufs soient exposés vers le bas du bac. Ainsi, lorsqu'ils seront éclos, ils auront tendance à tomber dans le fond du bac. Vous placez la pierre à air près des œufs afin de créer une circulation d'eau constante. Les alevins devraient éclore en 5 jours environ. Entre temps, il est très important de changer au moins 50% de l'eau à tous les jours. Ceci est très important pour éviter que vos alevins ne meurent à cause d'un taux élevé d'ammoniaque ou d'une prolifération de bactéries. (C’est également le moment de lancer une production de nauplies d’artemias).

 

F.Elevage des alvins.

          Pour nourrir les alevins, il faut absolument éviter les nourritures qui polluent rapidement l’eau, vous auriez des pertes importantes. Préféré les nauplies d'artemias fraîchement écloses ou les anguillules du vinaigre. Ce genre de nourriture vivante est attrayante pour eux. Il faut nourrir au minimum deux fois par jour ou plus en plus petite quantité.

          Idéalement, un changement d'eau de 25% tous les jours et ce, en prenant soin d'enlever les particules en décomposition dans le fond de l'aquarium et en frottant les parois des vitres.

Plus vous respectez des règles strictes d'hygiènes et plus vous augmentez vos chances d'obtenir de nombreux alevins. Les éleveurs chevronnés ont un taux de succès de plus de 90% et ce, en respectant ces simples règles. Dès la troisième semaine, vous verrez que vos alevins sont probablement à l'étroit. Débarrassez-vous des alevins qui présentent des déformations ou qui sont restés chétifs. Inutile de nourrir et de prendre soin de poissons que vous ne voudrez pas garder et qui ne pourront être vendus ou échanger en raison de leur aspect. Si vous disposez de plusieurs aquariums, vous pouvez les séparer à raison de 10 poissons par 20 litre. Si vous n'avez pas d'autres aquariums disponibles, ne gardez que les plus gros et vigoureux car en gardant trop de poissons, ils ne pourront se développer de manière optimal.


  Compilation par Gilissen M@rc

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